Partage et succession :
L’inventaire d’un commissaire-priseur peut vous aider.
Une succession est un moment où le droit, l’argent et les émotions s’entrelacent souvent maladroitement.
Les héritiers, parfois éloignés depuis des années, se retrouvent à devoir s’accorder sur la valeur des choses et sur la manière de les répartir. Au milieu, le mobilier, les objets, les bijoux, les collections du défunt — des biens auxquels chacun peut être attaché différemment, et dont personne ne sait dire précisément ce qu’ils valent vraiment.
Si perdre un proche est une épreuve, au chagrin s’ajoutent souvent des questions complexes : comment répartir équitablement les biens ? Vous possédez des meubles de famille, des tableaux, des bijoux anciens, une collection héritée de vos parents ? Connaissez-vous vraiment leur valeur ? La valeur sentimentale est rarement la valeur vénale. Comment éviter les tensions entre héritiers ? Comment être certain que chacun reçoive sa juste part ?
C’est là que le commissaire-priseur intervient comme tiers de confiance.

1 – Une parole neutre, opposable à tous, qui protège les héritiers.
Notre fonction est d’estimer le patrimoine mobilier à sa valeur juste, sans parti pris pour aucun héritier. Profession réglementée, tenue au secret professionnel, indépendante par construction : nous n’avons aucun intérêt à favoriser une partie ou une autre. C’est cette neutralité qui donne à notre estimation sa force.
Un inventaire professionnel est bien plus qu’une simple liste d’objets. C’est un document officiel, rédigé par un commissaire-priseur judiciaire, qui protège vos intérêts et ceux de vos proches. Le commissaire-priseur judiciaire est un officier ministériel nommé par le garde des Sceaux. Il prête serment et est tenu à une stricte déontologie professionnelle.
Contrairement à un antiquaire ou un marchand, il n’a aucun intérêt à sous-évaluer ou surévaluer vos biens. Son expertise est objective, fondée sur sa connaissance du marché et les résultats de ventes récentes.
C’est cette neutralité qui donne toute sa valeur à l’inventaire, notamment lorsqu’il doit servir dans un contexte où les intérêts des parties divergent.
Le procès-verbal d’inventaire que nous remettons, lorsqu’il est dressé selon les formes prévues par l’article 789 du Code civil, constitue le document de référence prévu par l’article 764 du Code général des impôts pour la déclaration de succession.
Il s’impose aux co-héritiers, il est reconnu par le notaire chargé de la succession, il est accepté par l’administration fiscale. Une seule estimation, partagée par tous, et la discussion peut s’ouvrir sur des bases claires.
Que faire de cet inventaire ?
Si l’inventaire a pour objectif une vente aux enchères ou une cession des objets, le commissaire-priseur peut proposer des conseils concernant la mise en vente des biens, les meilleures stratégies et les calendriers de vente.
Il peut aussi recommander des options de stockage sécurisé pour les objets de grande valeur ou fragiles avant la vente.
Réaliser un inventaire avec notre maison

Nous réalisons des inventaires complets en Bourgogne mais aussi partout sur le territoire, avec le sérieux et la discrétion que ces situations exigent.
Derrière un inventaire, il y a le plus souvent une histoire familiale dont témoignent des objets d’arts parfois, des meubles et beaucoup de souvenirs à la valeur marchande incertaine. L’équipe de Chalon Enchères, Chalon Estimations sait que ce moment demande délicatesse et empathie.
Commissaire-priseur et experts mettent leur connaissance du marché et leur expérience à votre service, en toute confidentialité.
2 – Estimer pour partager équitablement une succession
Une fois la masse mobilière chiffrée…
Plusieurs solutions s’ouvrent. Le partage en nature permet à chaque héritier d’emporter des biens en valeur équivalente à sa part — une bibliothèque pour l’un, un mobilier ancien pour l’autre, une collection de porcelaine pour le troisième.
Si les valeurs ne s’équilibrent pas exactement, une soulte (un complément en argent) rétablit la justice.
Quand le partage en nature n’est pas possible ou pas souhaité
Les biens sont trop nombreux, les héritiers en désaccord, certains ont besoin de liquidités. La vente aux enchères devient la solution la plus simple.
Le produit de la vente est ensuite réparti selon les quotes-parts, sans risque de contestation puisque le prix a été fixé par le marché.
La vente publique, réalisée dans les deux ans suivant le décès, vaut d’ailleurs valeur de référence fiscale au sens de l’article 764 du CGI : double bénéfice pour les héritiers.
Exemple chiffré : un partage équilibré par soulte
Deux héritiers se partagent un mobilier estimé en inventaire à 40 000 €. Chacun a droit à 20 000 €.
Jean souhaite conserver les meubles anciens et le piano (valeur estimée : 25 000 €). Marie souhaite conserver les bijoux et les tableaux (valeur estimée : 15 000 €).
Jean reçoit 5 000 € de plus que sa part. Il verse à Marie une soulte de 5 000 € pour rééquilibrer le partage. Chacun a finalement sa part de 20 000 €.
Le procès-verbal d’estimation du commissaire-priseur évite toute contestation ultérieure : la valeur de chaque bien est documentée et reconnue par les deux parties.
3 – L’aspect fiscal : des économies souvent méconnues
Pourquoi un inventaire vaut mieux que pas d’inventaire
Sans inventaire ni vente publique dans les délais, l’administration fiscale applique le forfait mobilier de 5 % de l’actif brut de la succession (article 764 du CGI).
Dès que la succession comporte un bien immobilier d’une certaine valeur, ce forfait conduit presque toujours à surestimer le mobilier — donc à payer des droits de succession plus élevés que la réalité ne le justifie. Un inventaire chiffré par un commissaire-priseur permet de déclarer la valeur réelle, ce qui est presque toujours avantageux pour les héritiers.
Comprendre l’article 764 du code des impôts
Selon l’article 764 du Code général des impôts, en l’absence d’inventaire professionnel, l’administration fiscale présume que le patrimoine mobilier représente 5 % de la valeur de l’actif brut successoral.
Concrètement : si un bien immobilier est estimé à 500 000 €, les meubles seront automatiquement taxés sur une base de 25 000 €, même s’ils valent beaucoup moins.
Un inventaire professionnel permet souvent de réduire significativement les droits de succession, parfois de plusieurs milliers d’euros.
4 – Apaiser ce qui peut l’être
Une succession bien gérée n’efface pas la peine, mais elle évite les tensions inutiles. Quand les héritiers s’accordent dès le départ pour confier l’évaluation et la vente à un tiers neutre, ils s’épargnent des mois de discussions difficiles autour d’objets dont aucun ne sait dire la valeur. C’est souvent un soulagement.
Une visite d’estimation, c’est l’occasion d’expliquer ce qu’est chaque chose, ce qu’elle vaut, pourquoi. Beaucoup d’héritiers découvrent à cette occasion la valeur d’objets qu’ils auraient peut-être donnés ou jetés. À l’inverse, certains apprennent que telle pièce qu’ils croyaient précieuse n’a en réalité qu’une valeur sentimentale.
Cette clarification permet aux décisions de se prendre sereinement.
Zones d’intervention
Nous intervenons principalement en Bourgogne, souvent en région parisienne et parfois dans des départements plus éloignés, preuve d’une confiance que nous font certaines familles avec lesquelles nous avons déjà collaborées.

Demandez un inventaire à domicile
Et souvent, sous le regard d’un commissaire-priseur, les objets révèlent leur véritable valeur.
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